Le contentieux relatif aux élections municipales du 15 mars 2026 à Francourville (Eure-et-Loir) connaît une nouvelle étape.
À la suite du jugement rendu le 5 juin dernier par le tribunal administratif d’Orléans, rejetant notre demande d’annulation du scrutin, nous avons officiellement saisi le Conseil d’État.
Cette décision s’inscrit dans la continuité de la démarche engagée au lendemain des élections.
Le tribunal administratif n’a pas annulé le scrutin. Son jugement a néanmoins relevé des irrégularités intervenues lors des opérations électorales et a notamment procédé au retranchement de trois suffrages, ramenant ainsi l’écart entre les deux listes de 17 à 14 voix.
Nous considérons que plusieurs questions soulevées par ce dossier justifient désormais un examen par le Conseil d’État.
🇫🇷 DÉFENDRE LES RÈGLES, PAS CONTESTER LE CHOIX DES ÉLECTEURS
Notre démarche n’a jamais consisté à remettre en cause le principe démocratique ou à refuser un résultat simplement parce qu’il ne nous était pas favorable.
C’est précisément parce que nous respectons le choix des électeurs que nous estimons indispensable de défendre les règles qui garantissent son expression.
Le secret du vote, la sincérité du scrutin et l’égalité entre les candidats ne sont pas des principes accessoires.
La République n’est pas à géométrie variable : les règles électorales doivent s’appliquer à tous, avec la même exigence.
Utiliser les voies de recours prévues par notre droit ne revient pas à contester nos institutions. C’est au contraire leur faire confiance.
⚖️ DÉSORMAIS, PLACE AU CONSEIL D’ÉTAT
Nous avons fait le choix de ne pas rendre publics, à ce stade, les différents moyens développés dans notre mémoire d’appel.
Ils seront examinés dans le cadre de la procédure devant le Conseil d’État.
Nous continuerons naturellement, pendant cette procédure, à exercer pleinement notre mandat de conseillers municipaux et notre rôle d’opposition au service des habitants de Francourville et de ses hameaux.
Nous communiquerons sur les prochaines étapes de la procédure lorsque cela sera nécessaire.
« Nous irons jusqu’au bout des voies de recours prévues par notre droit.
Désormais, le Conseil d’État tranchera. »
Stéphane Deye & Aurélien Laroche
POUR MÉMOIRE
Le 5 juin 2026, le tribunal administratif d’Orléans a rejeté notre demande d’annulation des élections municipales du 15 mars 2026.
La presse locale avait notamment rendu compte de cette décision le 13 juin dernier.
La saisine du Conseil d’État constitue désormais la nouvelle étape de cette procédure.